30.11.2009
Touc et touc
Tout à l'heure, j'étais tranquille, presque pénard, assis sur ma chaise, comme ça , au milieu de nulle part. Je ne faisais rien, comme d'habitude. Heureux de ne penser à rien, heureux de ne rien faire. J'ai un très jolie siège, je l'amène, je le déplie, je le mets là. Il a trois pieds mais est suffisamment stable pour que je m'assoie dessus. Alors je me pause et j'attends. Surtout j'espère qu'il ne se passera rien. Car si jamais quelque chose venait à arriver je n'aurais plus à attendre, question de logique.
Alors tout à l'heure, j'étais tranquille, presque pénard, et elle est arrivée, comme ça, sans prévenir, touc, sur ma tête. C'était une goutte, une goutte d'eau, mais une goutte quand même. J'étais bien embêté. Bien sûr, une goutte ça ne fait pas beaucoup d'eau, ce n'est pas suffisant pour mouiller. Mais le problème c'est qu'une goutte, ça ne vient jamais seul. Ça commence par une, touc, puis une autre, re-touc, en encore une autre, re-re-touc, s'en suit un torrent de goutte, touc et touc et touc et touc, ça continue, touc et touc et touc et touc, encore et toujours, touc et touc et touc et touc... A la fin on fini mouillé. Ce n'est pas que moi qui le dit, c'est tout le monde. Ou alors c'est une goutte qui s'est trompée qui n'aurait jamais dû tomber. Mais elle, elle est arrivée pile sur ma tête, ça ne peut pas être une erreur. Au dessus de ma tête, la haut, il y a des canalisations qui transportent de l'eau. Bien sûr, il n'y a pas que ça, mais je ne vais pas parler de ce qui ne nous intéresse pas. Toute cette eau au dessus de moi me tombera dessus j'en suis persuadé. Ce n'est pas un hasard, ah ça non, si pile à la verticale de ma tête se trouve une fissure. L'eau s'y faufilent pour former des gouttes, celle-ci vont devenir tellement lourdes qu'elles vont chuter pour venir tout simplement s'écraser sur moi. Tout ça à cause de cette foutue gravité. Alors j'ai réfléchi, ça m'arrive, et je me suis dit Valentin, c'est mon nom, décale toi et plus jamais l'eau ne te mouillera.
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